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Le plancher des vaches a déménagé

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Mercredi 5 septembre 2007
Petit article pêché dans Le Monde, sur le pédibus, une façon ingénieuse et écologique pour emmener les enfants à l'école qui fait de plus en plus d'adeptes. Comme c'est très bien expliqué dans l'article, on vous laisse le lire. On va juste rajouter quelques références complémentaires sur le sujet.


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Avec le pédibus, le ramassage scolaire se fait à pied

Article paru dans Le Monde du 04.09.07.


Dans plusieurs villes, pour partir à l'école, les enfants peuvent désormais attraper le pédibus. C'est le nom donné à un mode de ramassage scolaire qui s'effectue à pied.

Le principe est élémentaire : des parents bénévoles, revêtus d'une veste jaune fluorescente, emmènent des enfants à l'école en suivant un parcours défini à l'avance. Le pédibus, parfois appelé "carapattes" ou "bus pédestre", parcourt la "ligne" en une dizaine de minutes à un horaire précis : si un enfant n'est pas là, les bénévoles poursuivent leur chemin. D'autres formules, baptisées "vélobus" ou "caracycles", utilisent des bicyclettes.

La plupart des grandes villes de France encouragent désormais ce mode de ramassage scolaire. Les menus frais que nécessite le service sont généralement acquittés par la collectivité, mais il arrive que certaines associations fassent participer les parents à hauteur de 2 ou 3 euros par an, afin de financer un contrat d'assurance.

Toutes les villes insistent sur les avantages de la formule en matière d'environnement comme de sécurité : les parents ne conduisent plus leurs enfants en voiture, ce qui limite les encombrements aux abords des écoles.

A Reims, les parents d'élèves du groupe scolaire Danube, situé à proximité du centre-ville, ont lancé la formule en septembre 2005. "Nous avons ensuite obtenu le soutien de la directrice de l'école et celui de la mairie, qui se sont révélés indispensables", note Thierry Wary, parent d'élève.

La motivation est essentielle

Trois lignes acheminent désormais, presque tous les matins, de 30 à 50 élèves vers l'école Danube. "Le départ de chaque ligne est situé près d'un parking, pour que les parents habitant à la périphérie puissent facilement y déposer leurs enfants", poursuit M. Wary. La complexité des horaires scolaires ne permet en revanche pas d'organiser le trajet retour.

Le pédibus ne rencontre pas le même succès partout, explique Bertrand Dumas, directeur de l'Atelier permanent d'initiation à l'environnement urbain (Apieu). Cette structure promeut, avec l'aide de la région Languedoc-Roussillon et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les déplacements doux dans la région montpelliéraine. "Le pédibus fonctionne bien dans les zones périurbaines et pavillonnaires où l'on peut se déplacer à pied", observe M. Dumas. En revanche, dans les quartiers où dominent les grandes avenues ou les tours, l'environnement urbain incite moins à la promenade, et les écoles se situent de toute façon au pied des immeubles.

"L'essentiel réside dans la motivation des parents, ajoute M. Dumas. Dans certains quartiers de Montpellier, où vivent surtout des chercheurs qui ne restent pas très longtemps dans la région, les gens se connaissent peu et cela ne fonctionne pas." Les établissements organisent régulièrement des événements festifs afin de mobiliser les familles.

La formule conduit parfois les collectivités à adapter la voirie. "Le pédibus a accéléré le marquage au sol sur une avenue dont la traversée est périlleuse", indique ainsi M. Wary, à Reims. Dans un quartier de Montpellier, des parents d'élèves ont établi un inventaire précis des obstacles rencontrés sur le chemin de l'école et comptent bien obtenir de la mairie une modification de l'aménagement urbain.

 
Olivier Razemon


- Article de wikipédia sur le sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dibus
- Les pédibus dans la communauté urbaine de Lyon : http://www.grandlyon.com/index.php?id=1274
- Pédibus dans l'Hérault (34) : http://millepattes34.free.fr
- Pédibus à Rennes
- Pédibus à Lille 

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par Zig & Puce
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Samedi 26 mai 2007
Cet article a été transféré sur notre nouveau site à cette adresse :

http://leplancherdesvaches.net/2007/05/26/cuisinez-avec-un-four-solaire/

Voir aussi sur le site notre article sur la marmite norvégienne en suivant le tag "cuisine alternative" en bas de l'article



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par Zig & Puce
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Samedi 10 février 2007

Un SEL, qu'est-ce que c'est ?

Les SEL ou Systèmes d’Echanges Locaux, sont des groupes de personnes qui échangent entre elles des services, des savoirs et des biens, au moyen d’une unité d’échange choisie par les membres mais sans argent.

Par exemple, Paul donne un cours de cuisine à Anne, qui donne un cours d’informatique à Justin, qui lui, promène le chien de Bénédicte tandis que Bénédicte garde les enfants d’Hervé et qu’Hervé va aider Pascal à déménager.

Voilà bien une initiative qui s'inscrit dans une démarche de simplicité volontaire !

A quoi ça sert ?

- De nombreuses personnes manquent d’argent pour acheter ce dont elles ont besoin. Les SEL leur permettent d’accéder à des biens et à des services sans argent, par échange de bons procédés.

- De plus en plus de gens sont à la recherche de savoir-faire et de convivialité. Les SEL sont un bon moyen pour rencontrer des gens et échanger des connaissances, des savoirs faire.

- Beaucoup de gens disposent de temps, de compétences et de produits qu’ils ne peuvent pas mettre sur le marché. Les SEL sont aussi une bonne occasion de partager ce que l’on sait faire et que l’on ne peut pas toujours exploiter dans son travail. Cela peut permettre à des gens de reprendre confiance en eux en leur montrant qu’ils sont capables d’apporter des services, de valoriser des compétences auprès d’autres gens.

Il existe de nombreux systèmes d’échanges locaux en France et à l’étranger. Ils sont ouverts à tous, riches ou pauvres (en terme d'argent) et permettent de créer plus de liens de proximité et de lutter contre la précarité et l’exclusion.


Exemples de ce qui peut être échangé :

- Cours de guitare, de piano ou de tout autre instrument de musique

- Apprendre à faire des confitures, du pain ou plus largement prendre des cours de cuisine.

- Cours de couture, d’informatique, d’anglais, de photo, de comptabilité, de gymnastique, de dessin…

- Bricolage, jardinage, réparations diverses

- Repassage, ménage, garde d’enfant

- Don de vêtements, de livres, de disques, de vidéos

On peut prêter sa tente pour des vacances voire échanger son appartement, trouver quelqu’un pour vous conduire faire vos courses ou pour garder votre chat pendant les vacances. Tout est imaginable !

Comment se font les échanges ?

Les membres d’un SEL échangent grâce à une unité de mesure qu’on peut considérer comme une monnaie virtuelle et locale ou comme des reconnaissances réciproques de dettes, compensables entre adhérents du SEL.

Les échanges réalisés au sein d’un SEL ne sont pas simplement du troc. Dans le cas du troc, deux personnes échangent au même moment deux choses qui ont à peu près la même valeur. Dans le SEL, l’unité d’échange permet de transférer, entre différentes personnes et différents moments, des services, des savoirs ou des biens qui ont des valeurs différentes.

Il n’y a pas non plus de problème de travail au noir ou de TVA dans le cadre d’un SEL dans la mesure où les échanges sont basés sur de l’entraide et restent ponctuels, sans rentrer dans le cadre d’une activité professionnelle.

La monnaie d'échange correspond en général à un équivalent en temps : 60 min. = 60 grains par exemple. Ainsi 1h de repassage = 1h de cours d’informatique. Plus que les compétences requises, c’est donc le temps passé qui est pris en compte ce qui évite d’arriver à un système d’échelle de valeur. Plus généralement, le montant d’une transaction est fixé de gré à gré entre deux adhérents.

Chaque SEL édite régulièrement un catalogue rassemblant les offres et les demandes de biens et de services des adhérents. Par ce biais, les membres peuvent se rencontrer et ainsi se mettre d’accord sur l’échange (service à effectuer ou type de bien, montant en unités locales...). Une fois l’échange réalisé, les deux personnes remplissent une reconnaissance de dette (un bon d’échange). Ce papier est constitué de trois volets : l’un est envoyé aux animateurs du SEL, les deux autres sont pour la comptabilité des "échangistes". Cela permet ainsi de créditer et débiter les comptes d’unités locales des deux membres, comptes dont les soldes négatifs et positifs sont plafonnés.

Textes complémentaires sur le sujet :

- sur Wikipédia

- SEL mode d’emploi

- Monnaies locales et lien social: les systèmes d'échanges d'échange local (SEL) - Par le centre WALRAS

- Les systèmes d'échanges locaux : quelques éléments d'histoire et de sociologie - Par Smaïn Laacher

Quelques sites Internet :

Selidaire : http://selidaire.org

Cybersel : http://www.cybersel.com

Transversel : http://transversel.apinc.org/

Trouver un SEL près de chez vous : http://transversel.apinc.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=58


par Zig & Puce
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Jeudi 1 février 2007
Ayant vendu notre voiture en 2006, nous avons commencé à regarder quelles alternatives s'offraient à nous si nous avons besoin ponctuellement d'un véhicule (pour un week-end hors de Paris ou pour des courses volumineuses par exemple). C'est ainsi que nous nous sommes intéressés à une forme alternative d'utilisation de la voiture, à savoir l'autopartage.

Kezako ?

Définition proposée par Wikipédia :

"L'autopartage (car sharing en anglais) est un système dans lequel une société, une agence publique, une coopérative, une association ou même un individu met à la disposition des membres du service d'autopartage une flotte de véhicules selon différents principes.

Les coûts et les activités d'achat et d'entretien des véhicules sont transférés au service d'autopartage. Ce fonctionnement existe sous différentes formes depuis les années 50, mais depuis une décennie, il devient une véritable alternative à la propriété individuelle d'une voiture. Aujourd'hui (2006), on trouve des services d'autopartage dans plus de 600 villes dans le monde.

L'autopartage est aujourd'hui particulièrement répandu en Suisse, Allemagne, Pays-Bas et commence à se faire connaître dans d'autres pays d'Europe. Il existe aussi sur le continent américain notamment au Canada, et il connaît d'importants développements ces dernières années aux Etat-Unis."

Les principes de l'autopartage


Toujours sur Wikipédia :

"L'utilisateur doit réserver un véhicule avant chaque utilisation. À cette occasion, il peut choisir :

  • la durée de réservation (de 1 heure à plusieurs jours),
  • le type de véhicule (citadine, familiale, camionette, etc.),
  • l'endroit où il va prendre possession du véhicule.

La réservation peut se faire par différents moyens (téléphone, internet, SMS, etc.).

La prise de possession du véhicule se fait de manière automatique, soit avec une carte d'accès électronique qui déverrouille les portières, soit avec une armoire à clés s'ouvrant par mot de passe. La restitution du véhicule se fait aussi de manière automatique. Ainsi les véhicules peuvent être empruntés et restitués à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Les différentes locations sont facturées périodiquement sur la base :

  • du type de véhicule,
  • de la durée de réservation,
  • de la distance parcourue.

Les tarifs horaires et kilométriques comprennent l'ensemble des coûts liés au véhicule :

  • carburant,
  • assurances,
  • entretien,
  • amortissement du véhicule,
  • impôts et taxes."


Les intérêts de l'autopartage

Ils sont multiples. Tout d'abord, l'autopartage répond parfaitement aux besoins d'une personne ou d'un ménage qui n'utilise sa voiture que ponctuellement. Beaucoup de gens n'utilisent leur voiture que pour aller faire des courses, partir de temps en temps en week-end ou pour un déplacement occasionnel. Pourquoi dans ce cas, avoir une voiture à soi en permanence, ce qui coûte énormément d'argent en terme d'assurance, d'entretien, de décote du véhicule, d'essence... et implique également que l'on ait un endroit pour stationner son véhicule (pas évident en ville généralement).

L'autopartage, permet donc comme son nom l'indique, de partager un véhicule avec d'autres utilisateurs, et donc de partager du même coup, les dépenses que cela engendre. Il faut savoir que le budget annuel d'un automobiliste français est de 4 784 € (Chiffres 2005 de l'Automobile Club) soit près de 400 € par mois ! Vous pouvez calculer ce que vous coûte votre voiture, depuis le site de l'Ademe :
http://www.ademe.fr/auto-diag/transports/couts/

Bien sûr les avantages sont aussi d'ordre environnemental. Les voitures sont partagées et les gens ne les utilisent donc que quand ils en ont réellement besoin (et pas pour aller chercher le pain au coin de la rue). Voitures partagées, c'est aussi moins de voitures en circulation, moins de voitures produites et donc moins de gaspillage une fois de plus.

Bref, l'autopartage c'est rien que des avantages !

Combien ça coûte ?

Nous sommes allés faire un petit tour sur quelques sites pour voir un peu les tarifs proposés pour des prestations d'autopartage. En gros, il faut souscrire à un abonnement (environ 12 à 18 € par mois) puis on paie en fonction du type de véhicule, de la durée et du nombre de kilomètres que l'on fait (en gros 2 € de l'heure et 0,30 € par km).

Le culte de la voiture ?

Bien sûr, avoir une voiture est encore pour beaucoup un signe extérieur de richesse et même plus, un objet indispensable, même si cette voiture passe le plus clair de son temps dans un garage. Il FAUT avoir une voiture parce qu'on n'imagine tout simplement pas que l'on puisse ne pas en avoir. Sinon "comment on va faire ?". L'idée de l'autopartage est pourtant de ne plus avoir à payer pour AVOIR une voiture, mais de payer uniquement pour l'UTILISATION que l'on en fait. La question se pose pour pas mal d'autres choses que la voiture : a-t-on besoin d'avoir chacun une perceuse dont on se sert 5 minutes par an ?... On reparlera de cette idée de partage à d'autres occasions.

Exemples d'initiatives et sites internet sur le sujet

- Réseau France autopartage : http://www.franceautopartage.com
- Caisse Commune, société d'autopartage à Paris :
http://www.franceautopartage.com
- Site consacré à l'autopartage : http://auto.partage.free.fr

- Auto'trement, autopartage à Strasbourg et en Alsace : http://www.autotrement.com
- Autopartage à Marseille : http://www.autopartage-provence.com
- Autopartage à Montpellier : http://www.autopartagemontpellier.org
- Autopartage à Lyon : http://lavoitureautrement.free.fr
- Autopartage à Grenoble : http://alpesautopartage.eileo.org


Quelques chiffres sur les transports

  • Budget annuel de l'automobiliste français : 4 784 € (Chiffres 2005 de l'Automobile Club)
  • 79,9% des ménages possèdent au moins une voiture (Chiffres INSEE 2004)
Source Ademe :
  • Un trajet sur deux effectué en voiture fait moins de 3 km.
  • 60% des déplacements en ville se font en voiture particulière.
  • Le secteur des transports est le premier émetteur de CO2 (35% des émissions de CO2) avec plus de 140 millions de tonnes des émissions de CO2 produites en France en 2003 (dont 130 millions de tonnes pour le transport routier).
  • Un automobiliste français émet chaque année en moyenne 2,5 fois le poids de sa voiture en dioxyde de carbone (CO2) et la moitié de son propre poids en polluants divers.

Attention, il ne faut pas confondre l'autopartage avec le covoiturage. Ce dernier est également une manière plus intelligente d'utiliser la voiture. On en reparlera !

Bien sur, là encore, le mieux est d'utiliser les transports en commun, le vélo ou ses pieds.





par Zig & Puce
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